Les prénoms colorés de Carinne Gresset

Publié le par Miss Zigouzis

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Carine Gresset
envoyé par Thufirhawatt


Carine Gresset a été diplômée de LISAA* en 1997.

- Quelle est ta profession, actuellement ?

Actuellement, j'ai deux emplois distincts. D'une part je travaille comme indépendante : Je suis consultante en illustration auprès de marques japonaises, j'ai une ligne d'accessoires et une collection de vêtements pièces uniques ! D'autre part, j'enseigne la couleur et le textile à LISAA. C'est très complémentaire : la création en freelance est un travail solitaire, alors que l'enseignement, c'est beaucoup de contacts, d'échanges, de partages…

- Comment as tu déterminé tes premiers choix de carrière ?

Quand j'étais à LISAA, j'ai enchaîné les stages pendant toutes mes vacances, chaque fois dans des domaines variés : bijoux, prêt à porter… même la presse chez Figaro Madame. Ca s'était bien passé et on m'avait proposé de continuer mais je ne voulais pas m'éloigner de l'univers de la création.

- Une fois sortie de LISAA ?

J'ai été salariée pendant deux ans et demi : d'abord un CDD chez Nina Ricci, puis j'ai travaillé chez des jeunes créateurs et enfin chez Kenzo, comme créatrice textile pour la ligne Kenzo Jungle. En parallèle, je m'étais inscrite comme indépendante dès 1998. Grâce à mon atelier, rue Oberkampf, et lors de salons, j'ai rencontré suffisamment de clients pour abandonner mon emploi de salariée.

- Quelles ont été tes expériences professionnelles les plus marquantes ?

Mon travail avec des clients japonais. On m'a commandé des dessins, qui ont été imprimés sur des sets de table, des tee shirts et diffusés à grande échelle. Pour contacter des clients, je passe par un bureau d'achats que j'ai rencontré lors d'un salon et qui assure l'intermédiaire.

- Lors de ton travail, comment articules tu ta créativité et les contraintes professionnelles ?

Quand j'étais plus jeune, j'acceptais tout. A présent, quand un client ne me plaît plus, je n'hésite pas à le laisser tomber car je peux me le permettre. Contrairement à la plupart de mes amis créatifs, je suis restée très polyvalente : j'aime trop l'illustration, la couleur et les accessoires pour me résoudre à abandonner un de ces domaines.

- Quels conseils veux tu donner aux étudiants et aux néo-diplômés de LISAA ?

Travailler, bien sûr, mais ça je le leur dit déjà en cours. Surtout, par la suite, n'hésitez pas à bouger : je pense qu'il est mauvais pour un créatif de rester trop longtemps au même endroit. Si un poste ne vous plait pas, ça ne vaut pas le coup de rester juste pour le salaire. Le statut d'indépendant est inconfortable, c'est vrai, mais quand on a la foi, il y a du travail et on peut réussir.


*Institut des arts appliqués

Interview publié dans Lisaa news

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Publié dans A découvrir !

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M
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R
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