Les Crocs ? Je suis mordue !
L'été dernier, j'ai croisé un monsieur en ville. Jean, chemisette ordinaire, sac à dos pour portable... Au pied, il portait de drôles de sabots dorés !!! Trop curieuse, je l'ai interpelé pour lui demander de quoi il s'agissait... Il s'est marré et m'a répondu que c'était des sabots Crocs qu'il avait rapporté du Canada, que c'était les chaussures les plus confortables qu'il ait jamais porté mais qu'elles avaient quand même un léger inconvénient : j'étais la 4e curieuse de la journée à lui demander ce qu'étaient ces étranges chaussures qu'il portait aux pieds ! 
Alors j'ai cherché et trouvé sur la toile un article de Star montrant la vedette de Desperate Housewives, Teri Hatcher, photographiée dans les mêmes sabots ou sandales Crocs en version rose ! Et je ne sais plus où en version fuchsia...
Quelques détours plus loin, toujours sur internet, je tombe sur la une du Devoir, un magazine Quebecois.
La vice-présidente et conjointe de M. Reddyhoff, Marie Claude de Billy, a opté pour la version turquoise des Crocs. C'est celle qu'elle nous fait essayer, lors de notre arrivée.
Créées pour les amateurs de bateau, les sandales ont été baptisées «Crocs» en référence aux crocodiles. Mais, contrairement à ces rusés prédateurs, on les voit venir de loin... Outre leurs couleurs voyantes, ces sandales massives frappent par leur légèreté. Les adeptes apprécient aussi qu'elles soient antimicrobiennes, résistantes aux odeurs, antidérapantes, flottantes et ne laissent pas de marques sur les parquets.
«C'est une matière unique au monde», explique Mme de Billy. «Nous avons importé une technique d'Italie de moulage par injection.» On produit ces souliers comme on fait cuire un gâteau en moulant la substance plastique dans un four. «On a utilisé la technique pour développer toutes sortes d'usages : des souliers, mais aussi des oreillers pour les spas, des sièges de kayaks. C'est toujours la même matière légère et imperméable.»
Cette véritable potion magique permet en outre à la compagnie québécoise de s'imposer dans un secteur en déclin ici. «Le problème avec les souliers en général, c'est que ça prend beaucoup de main-d'oeuvre», fait remarquer M. Reddyhoff. «Il faut coudre, couper, coller les semelles. Mais, avec notre technique, ça sort du four en une pièce. Il ne reste qu'à ajouter la courroie, et la sandale est prête.»
De quoi concurrencer les Chinois
M. Reddyhoff travaillait pour une entreprise américaine dans le secteur des plastiques quand il est entré en contact avec la technologie, en 1989. «Je me suis dit que c'était super. C'était bon pour l'environnement et ça ne nécessitait pas beaucoup de main-d'oeuvre. On n'avait pas besoin de déménager en Chine», s'est dit alors cet Anglais affable originaire de la région d'Oxford.
Or son patron de l'époque ne voulait pas investir dans la trouvaille. M. Reddyhoff et Mme de Billy se sont donc lancés seuls dans l'aventure. «Nous avons décidé de fonder une entreprise à deux», raconte Mme de Billy. «Et, étant donné que ma famille était ici, on est venus s'installer à Québec.»
L'entreprise est fondée en 1995. Le couple développe Crocs à petits pas avec des subventions d'aide au démarrage. La création de la sandale va tout changer. Ces cinq dernières années, l'expansion a été fulgurante. Les Crocs ont été consacrées marque de l'année par le magazine américain Footwear News, en 2005, et les honneurs se multiplient.
Un succès en partie attribuable à l'association de avec des investisseurs américains. Après s'être engagés dans la mise en marché des sandales en 2001, ces derniers ont acquis la compagnie en 2004 et fondé la société Créations FoamCrocs qui est basée au Colorado, précise M. Reddyhoff. «Ça a été très bon pour nous, ça nous a notamment permis d'être cotés en Bourse.»
Comme des petits pains
Les affaires vont bien. Les sandales se vendent comme des petits pains, et l'entreprise se prépare à lancer une nouvelle marque de bottes d'hiver pour enfants. «On a commencé à 5000 pieds carrés, il y a onze ans. Aujourd'hui, notre usine en fait 110 000 et on continue de grandir !», se réjouit Mme de Billy. Le nombre d'employés est passé de 50 à 500, et on recrute encore.
Enfin, dans une ville réputée difficile pour les immigrants qui cherchent du travail, Créations Foam joue un rôle très constructif. Le tiers des employés sont de jeunes immigrants de plus de 32 nationalités différentes, précise M. Reddyhoff. «C'est le fun, ces jours-ci avec la Coupe du monde de soccer, presque tous les pays sont représentés dans l'usine. Disons qu'on en entend beaucoup parler !»
Édition du mardi 4 juillet 2006
Je reviens du show-romm Crocs. Ca y est, je les ai portées 30 petites minutes dans la boutique. Vous savez quoi ? J'ai failli revenir avec !!! Les Crocs sont si légères, si confortables, si souples, qu'on oublie super vite qu'on a quelque chose aux pieds !Bref, j'ai passé une première commande. Il y en aura des rouges, des violettes, des turquoises et des fuchsias dans le modèle Caiman. Et aussi des vert celadon, des violettes, des roses pâles et des roses pastels dans le modèle Mary Jane.
Ah oui, le prix ? 30 € pour les enfants dans les pointures 22 à 35 et 40 € du 36 au 40 ! Pas trop cher payé pour des chaussures quasi inusables, hyper confortables, lavables en machine à laver, non ?
Si, si : il y a des anti-Crocs !
(...) " Personnellement, je suis assez reservée sur le sujet.
Pour faire du jardinage, effectivement pourquoi pas...Pour le reste, je suis pour l'heure assez sceptique...
Mais en même temps, ma première impression concernant les Birkenstock était également assez mitigée & pourtant...j'ai vite adopté le modèle.
Alors, que dire sur le croc? " (...)
Je suis à ce point convaincue par les Crocs que j'ai envie de répondre aux commentaires postés sur ce blog. mais je n'allais quand même pas oqp deux pages sans sa permission ! Alors je rapatrie tout ça ici...
1) LE CROC NE PASSERA PAS PAR MOI!!!
Commentaire n° 1 posté par: popgirl le 27/02/2007 - 11:20:44
Dommage : elles sont très pops ces Crocs !
2) Non, sans façon?
Même pas pour gouter aux joies d'être une star hollywoodienne par procuration ? Elles les ont toutes là bas!!! (yark yark yark)
Commentaire n° 2 posté par: Emma Peel le 27/02/2007 - 11:26:04
Tsss Tttss pourriez-vous envisager qu'on ait envie de porter des Crocs pour soi-même plutôt que pour ressembler à quelqu'un d'autre . Plutôt que pour céder à la mode ?
3) Plutôt avaler un tablier de sapeur que de porter ça.
Chère Emma, je compte sur vous pour ne pas céder aux sirènes de la mode cette fois-ci, la ballerine oui, le croc no....
Commentaire n° 3 posté par: antoinette(site web) le 27/02/2007 - 23:12:36
Tu devrais plutôt essayer de croquer des Crocs. à 160 grammes la paire, ce serait beaucoup plus digeste qu'un tablier de sapeur !
Et puis attention : si un jour tu changes d'avis, tu devras peut-être manger le chapeau d'Emma !
Je te suggère un jour où tu passeras devant une vitrine, d'entrer, de les essayer (même en fermant les yeux) et de faire quelques pas avec... Après, tu reviens et tu nous dis ?
4) tout à fait d'accord avec antoinette: cette fusion entre la méduse estivale et le sabot campagnard ne peut que nous faire ressembler à un affreux croque-mitaine.
Mrs Peel, si par hasard je vous vois avec ces shoes orthopédiques aux pedibus la semaine prochaine je ne vous ouvre pas la porte (et toc dans les dents!!)
Commentaire n° 4 posté par: popgirl le 28/02/2007 - 16:09:39
Ben justement : la méduse et le sabot ont eu en leur temps quelques intérêts non négligeables ! N'en citons que quelques uns...
La méduse : celui d'éviter à ceux qui les portent de confronter leurs petons aux piqûres des vives (une honneur si vous ne connaissez pas) et - avec plus ou moins de bonheur - de protéger les petits petons du sable bouillant, des galets ou des dechets contondants abandonnés sur le sable ou même dans l'eau par quelques ploucs pollueurs.
Le sabot : pour le campagnard des siècles derniers celui de protéger les pieds de ceux qui les portaient sans trop serrer ; pour le suedois importé par les babas celui de donner sa liberté aux pieds : pour le Scholl, celui de détendre les jambes et le bas du dos après une journée de travail debout ou passée à piétiner... Je porte d'ailleurs ces derniers depuis quelques années et, avec deux vertèbres esquintées, je peux en témoigner !
Plus qu'une fusion entre sabot et méduse, je parlerai concernant les Crocs d'une véritable révolution ! Outre tous les avantages décuplés des vieux modèles, ajoutez les 10 bonnes raisons de porter des Crocs proposées par le fabricant :
1 - chaussures souples et incroyablement confortables !
Elles se "font" aux pieds grâce à la chaleur que ceux-ci dégagent
2 - ultra légères (125 gr)
Qui dit mieux ?
3 - des trous garantissant une fraîcheur et un confort permanent
Et même avec des chaussettes (assortie ou pas selon le look) en cas de vent !
4 - des semelles ne laissant aucune trace
Qui a déjà pesté contre les chaussures laissant de disgracieuses traces sur le lino ou le carrelage comprendra...
5 - des chaussures résistantes aux bactéries et aux odeurs
Et oui ! Plus de champignons générés par le port de baskets ou autres croquenots synthétiques !
6 - un design italien très tendance, avec un support moulé
Il y a plein de modèles ! Sabots, Mary Janes, Tongs, Mules, Ballerines...
7 - des chaussures antidérapantes
Qui s'est déjà ramassé une jolie gamelle sur une plaque d'égoût ou sur sol gelé comprendra !
8 - stérilisation possible dans une solution d'eau et de chlore
Certaines personnes souffrent terriblement des pieds au point de ne pouvoir marcher pieds-nus : impossible pour elles d'aller à la piscine par exemple ! Et bien avec les Crocs, elles peuvent passer par le pédiluve !!!
9 - faciles à entretenir
En machine à laver : Qui dit mieux ?
10 - laisse aisément passer l'eau et le sable par leurs trous de ventilation, en avant la traversée des rivières !
Et super la protection !!!
5) Rassurez vous, jamais vous ne me verrez avec ces espèces de chaussures de bozo le clown aux pieds...
Plutôt être va nu pieds que complétement croquée par la croc...
Il y a des moments où il faut vraiment reconnaitre ce qui est beau du reste...& là, nous sommes face à une mocheté sans nom...
Commentaire n° 5 posté par: Emma Peel(site web) le 28/02/2007 - 17:53:28

Difficile de ne pas trouver Crocs à son pied, non ?
6) Ce n'est pas parce que c'est à la mode que c'est bien... Déjà, à 6 ans, j'avais honte de mon pull nylon orange à col roulé... De plus, le côté "touristes japonaises en tong et soquettes rouge" n'est et ne sera jamais du meilleur effet.
Commentaire n° 6 posté par: Provençal le Gaulois le 28/02/2007 - 23:22:12

Là, il y a non seulement le choix des formes, mais aussi celui des couleurs !!! Si tu n'aimes pas le orange, il y a le noir, le marron, le blanc... Moi j'aime les couleurs qui flashent !
7) Je les ai découvertes cet été en vacances. Grosse rigolade entre amis ! Vraiment étranges ces groles...
http://andre.dziezuk.free.fr/2006/08/que-le-grand-cric-me-croque.html
Commentaire n° 7 posté par: Pazpatu(site web) le 03/03/2007 - 07:50:29
Ben moi je rigole encore plus - mais jaune, je ne suis pas sadique - quand je vois des gens avec des sandales très fashion, qui ont parfois coûté très cher, toutes défraichies et qui leur déforme parfois le pied !
Imaginez toutes ces jolies sandales dont on se souvient à peine après un mois d'été qu'elles ont un jour été jolies ! Imaginez tous les pieds âbimés après des mois, voire des années, de port de chaussures torturantes : talons aiguilles et bouts pointus des années 60 ; plateformes des années 70 ; basquettes à semelles de caoutchoux de tout temps... Des années de souffrance pour les fashion victims ! Des années de boulot pour les orthopedistes !
Moi aussi je les ai découvertes l'été dernier les Crocs !!! Mais j'ai carrément interrogé celui qui les portaient en me disant qu'il devait y avoir une raison à ce phénomène (voir tout en haut) ! J'ai bien fait !!!
Vouala, vouala... Je vous jure que je n'ai pas d'actions chez Crocs (dommage, c'est très côté en ce moment) et je ne vends jamais ce que je n'aime pas ! C'est mon luxe à moi.
Pourquoi est-il si important de penser confort quand on choisit des chaussures ?
Ma mère a vingt ans était une beauté ! Très soucieuse de se mettre en valeur, elle portait des talons aiguilles à bout pointus pour aller au boulot, faire les courses ou aller danser !
A quarante ans, elle a commencé à avoir trop souvent mal aux pieds. Peu à peu, elle devait parfois prendre des anti-douleurs et même des anti-inflammatoires...
A soixante ans, ma mère est toujours une jolie femme. Mais elle a été opérée il y a plusieurs mois d'un Hallus Valgus qui la faisait énormément souffrir. L'opération a été relativement douloureuse et pas totalement réussie.Aujourd'hui elle a énormément de difficultés à se chausser et se voit obligée de choisir des modèles qui ne lui plaisent pas forcément. Elle sera d'ailleurs très bientôt obligée d'en changer pour y placer des semelles spéciales. Elle ne peut pas du tout marcher pieds nus : plus de piscine alors qu'elle en a particulièrement besoin pour ses problèmes de dos, conséquences eux aussi de ce port de godasses à la mode !
J'ai hâte de lui offrir des Crocs ! Avec ça aux pieds, elle pourra retourner à la piscine car ces sabots s'adapteront à son pied et ils passeront au pédiluve !
Il y a trois causes d'hallux valgus :
- Prédisposition congénitale. On retrouve dans un tiers des cas une tendance familiale.
- Prédisposition selon le sexe. Sur 100 cas d'hallux valgus, il y a 95 femmes (par laxité ligamentaire ?).
- Longueur du premier orteil et son conflit avec la chaussure.
On distingue : les pieds grecs (11%), les pieds carrés (27%) les pieds égyptiens (62%).
Plus le premier orteil est long, plus s'exerce l'effet coercitif de la chaussure à talon haut et à bout pointu.
LES CONSÉQUENCES
L'hallux valgus et ses conséquences représentent 90% de la pathologie de l'avant pied :
- Au niveau de l'exostose :
- bursite qui peut se surinfecter avec le risque d'arthrite sous-jacente et de perte de la fonction par arthrodèse.
- Au niveau des orteils voisins :
- Coup de vent externe quand ils sont refoulés par le valgus du gros orteil très inesthétique.
- Griffe avec cor conflictuel avec la chaussure et son risque de surinfection (orteil en marteau).
- M é t a t a r s a l g i e s du deuxième rayon par hyperappui réactionnel à l'insuffisance du gros orteil, avec durillon d'appui et tiroir dorsoplantaire douloureux conduisant à la luxation.
- Pied rond antérieur avec insuffisance de tous les rayons et métatarsalgies médianes.
L'ÉVOLUTION
Elle progresse à mesure que cèdent les articulations d'avant en arrière.
1 er stade
Il concerne l'interphalangienne et peut commencer très précocément dès l'enfance par une déviation de P1 sur P2 ou clinodactylie. Il est source d'ongles incarnés à répétition par conflit entre les deux premiers orteils.
2 ème stade
La métatarsophalangienne cède et se crée l'hallux abductus et la saillie exostosique interne. Ce stade se caractérise par l'apparition d'une bursite interne par conflit avec la chaussure.
3 ème stade
La cunéométatarsienne cède à son tour et apparaît le métatarsus varus. L'évolution se fait par poussées douloureuses successives entrecoupées d'accalmies trompeuses car la déformation continue de s'aggraver. Elle frappe les rayons voisins qui deviennent souvent les motifs de consultation (47%). Il faudra alors expliquer à la patiente que le cor surinfecté de son deuxième orteil en marteau ou que la luxation très douloureuse de sa deuxième métatarso-phalangienne relève du traitement simultané de son hallux valgus et non d'un acte isolé sur le deuxième orteil sous peine de récidive. L'évolution se fait vers une extension des désordres statiques à tout l'avant pied pouvant gêner considérablement le port de chaussures et la marche.
http://www.clinique-mont-louis.fr/docmed/hallux/hallux.htm
Les chaussures en question
Dans les 2 sexes, la chaussure n'est pas faite sur mesure pour le pied, et ne respecte même pas son anatomie: l'avant du pied est sensé s'étaler en éventail pour un appui plus large et plus stable. Mais les surfaces planes que nous foulons quotidiennement ne réclament plus un tel appui.
La chaussure semble vouloir hâter notre évolution naturelle en ramassant ainsi nos orteils en pointe. Le phénomène est particulièrement accentué chez les dames par les canons de l'élégance. La chaussure doit être fine et étroite. Une pointure un peu grande déclenche des complexes pires qu'une taille corporelle petite. La mode récente pour les gros godillots n'a pas débordé le cercle des plus jeunes. Des générations entières de femmes vont encore venir consulter rhumatologue, podologue ou chirurgien pour des pieds douloureux à la cinquantaine.
C'est l'âge de survenue habituel des problèmes. Il peut varier en fonction de la morphologie du pied et des habitudes de chaussage. La plupart des femmes affirment à cet âge éviter les chaussures agressives, étroites ou pourvues de hauts talons. Mais depuis combien de temps? La déformation d'un pied se fait progressivement au fil des années.
Quand les premières douleurs surviennent, la détérioration des attaches articulaires est déjà bien avancée et rien de simple ne peut la supprimer. Un orteil qui dévie ou qui se rétracte en griffe, ce sont des ligaments distendus depuis des années, des aponévroses plantaires (épaisses membranes formant des plaques qui séparent et stabilisent les différentes couches de tissus) fissurées ou rompues.
La chirurgie peut bien sûr réparer les plus gros dégâts, mais il ne faut pas ouvrir un vaste chantier! Et il n'existe pas de chirurgie sans risque. Celle des orteils peut être très pénible.
Il existe heureusement des solutions plus simples, mais elles demandent des compromis dans le chaussage et dans l'esthétique. Des progrès ont été faits sur ce dernier plan. Il existe maintenant des chaussures sur mesure assez jolies... mais à des tarifs disuasifs. Le plus souvent il suffira de prendre des modèles standarts plus larges, d'une pointure au-dessus pour faciliter le logement d'une semelle sur mesure, et dont la forme correspond à celle de votre pied.
On distingue en effet 3 variétés d'avant-pied:
-le pied grec: le 2è orteil est le plus long. Ce pied correspond le mieux à la chaussure standart, dont la pointe est en face du 2è orteil.
-le pied romain: 1er et 2ème orteil sont de longueur identique. Préférez les chaussures à bout carré pour éviter la déviation du gros orteil.
-le pied égyptien: le gros orteil est le plus long. Ce pied est quasiment condamné à l'hallux valgus, cette classique angulation de la base du gros orteil. Aucune chaussure standart ne respecte en effet cette morphologie. Vous avez généralement intérêt à prendre une pointure ou deux au-dessus, à choisir un modèle plutôt étroit, et à bourrer de coton le fond en regard de vos derniers orteils.
Et voici mes Nile. J'avais choisi marine, mais on m'a rappelée pour me dire qu'il ne restait dans ma pointure (9) que vert lime et jaune. Je voulais tellement avoir ce modèle plus ouvert pour l'été que je me suis résignée à avoir une
Comme vous pouvez le constater, les Mary Janes sont très différentes des Beach et laissent le pied plus dégagé, ce que j'apprécierai sûrement durant dans les chaleurs estivales.
C'est la première fois que j'achète des chaussures sans les avoir essayées, j'avais une petite inquiétude. Si je les avais achetées en magasin, j'aurais peut-être pris des 8 (plutôt que des 9) mais elles tiennent bien quand même grâce aux courroies. A noter : la chaussure est plus mince comparée à une Beach.
Un mot sur les Nile : j'ai les pieds sensibles, je ne supporte absolument pas les tongs ou quoi que ce soit qui a une lanière passant entre le gros orteil et les autres. Et souvent, les sandales me font mal aux endroits où les rebords des lanières frottent sur les orteils. Je me suis dit que vu la matière dont sont faits les Crocs, ce serait assez malléable pour ne pas m'irriter les orteils, mais c'est encore mieux que ça, car à cause de la forme, sur mes pieds à moi en tout cas, ça ne frotte pas du tout. Ces Crocs sont très confortables.
Je commence à avoir une belle collection de Crocs : 6 paires en incluant mes bottes de pluie.
Au début de l’été je me suis acheté de nouvelles sandales. J’avais vu cet étalage de sandales au look étrange. Le gars me dit que c’est la grosse affaire cet été et que ça va se vendre rapidement. Comment t’appelle ça? Des Crocs qu’il me dit. Bon le look est particulier pour une sandale, se rapprochant même du soulier, mais le confort est impressionant. Des sandales qui ne pèsent rien et sur lesquelles t’as l’impression de flotter! L’été n’en était qu’à ses débuts et j’étais parmis les premiers à en porter dans mon coin. Tout le monde me regardait comme si j’arrivais de la lune.
Tout le monde trouvait que ça avait l’air fou! Mais quand j’offrais de les essayer, tout le monde restait surpris par le confort. J’ai appris la semaine dernière que la compagnie ne fournie pas tellement la demande est rendue forte… et moi je suis fier (et bien) avec mes Crocs.