Les jeux d'imitation : pour grandir en jouant
Les jeux d'imitation concernent globalement les enfants âgés de 18 mois à 7 ans. Ils sont fondamentaux à tout points de vue dans l'évolution des enfants et leur devenir d'adultes. Ainsi, moins le jouet est techniquement élaboré (fonctions, électronique...) plus il favorise le développement de l'enfant en faisant appel à son imagination.
C'est pourquoi Zigouzis propose des jouets à la fois basiques et solides ce qui n'exclue en rien leur originalité.
Ainsi, la boutique pour jouer à la marchande, proposée dans sa version complète avec balance, cageots de primeurs et caisse enregistreuse ou sans accessoire, permettra aux enfants de jouer à la marchande en abordant, à leur niveau, des notions telles que la politesse (se saluer, attendre son tour...), économiques (comment on gagne l'argent, pourquoi on le dépense...) ou même mathématiques (payer, rendre la monnaie...).
Cette boutique en bois massif peut aisément accueillir plusieurs enfants. Et quand le jeu de la marchande prendra fin, l'imagination sans limite des enfants leur permettra d'y transposer d'autres jeux tout aussi amusants et constructifs : un théâtre de marionnettes (en jetant un drap sur le "guichet"), une maison de poupées mannequins (les étagères deviendront les pièces d'une maison), une bibliothèque ou pourquoi pas un garage de petites voitures !
Les poupées et leur environnement, qu'ils soient ou non à l'échelle de l'enfant, filles ou garçons, donnent aux enfants la possibilité de rejouer le quotidien et de le réinventer.
Par les rôles qu’il joue, l'enfant reproduit un milieu social, journalier, imaginaire ou inaccessible. Il découvre le monde des adultes.
L’épicerie, la lingerie ou la cuisine sont les métiers auxquels il s’identifie le plus souvent.

Dans ces mises en scène, l'enfant a besoin de l’intervention de quelques camarades. Les relations existant entre les collègues d’une même société, ou entre le client et le vendeur, sont là encore reproduites par les enfants. Ainsi, lorsque la fillette réalise un gâteau avec son jouet-cuisinière, un ou plusieurs autres enfants, ayant chacun un rôle particulier, sont présents.
En reproduisant ces situations à leur manière, les fillettes se sociabilisent et développent leurs capacités à communiquer.
A partir de 5 ans, l’apprentissage devient plus social. La fillette comprend que plusieurs gestes constituent une opération. Afin de les assimiler, elle élabore de véritables mises en scène. Elle se raconte une histoire, qui reproduit bien sûr les gestes vus dans le cercle familial, mais dont la fin n’appartient qu’à elle. Elle développe sa propre personnalité, en construisant un monde imaginaire. Elle détourne le jouet pour l’usage qu’elle veut en faire.
Les jeux d’imitation favorisent l’imagination, la créativité, l’originalité des enfants. Plus généralement, ils contribuent au développement moral.
On constate chez la petite fille de 2 à 8 ans un besoin de reproduire les gestes de sa maman. Les fabricants, pour satisfaire ce besoin, produisent donc des poupées, représentant un bébé, ainsi que tout l’univers de la maman. Cuisinières, fers à repasser, aspirateurs sont reproduits en miniature.
Ces jouets permettent à la petite fille de grandir. La poupée, par exemple, permet la découverte de soi et du monde : on calque ses actions sur celles découvertes chez d’autres personnes, momentanément, le temps du jeu. En effet, l’enfant ne peut imiter que ce qu’il a déjà appris ou vu.
D’une part, la poupée reproduit les gestes de la vie quotidienne, les gestes familiers de l’enfant : elle suce, tète, boit, mange, s’habille, dort, pleure, parle… La fillette découvre le monde environnant en reproduisant ses propres besoins, sa propre expérience.
D’autre part, la petite fille reproduit, avec ou sans sa poupée, les gestes qu’elle a vus dans son environnement. Elle agit comme maman.
L’apprentissage de la vie future s’effectue par les jeux d’imitation. La fillette berce sa poupée, fait le ménage avec son jouet-aspirateur… Elle découvre les fonctions essentielles de la vie en société et en famille, et développe alors les mêmes facultés que les adultes ; elle entre ainsi progressivement dans le monde des grands. Imiter l’adulte est le moyen pour l’enfant de s’identifier à lui, de se modeler de même afin d’être rapidement un « Grand ».
L'éducation reçue dans la prime enfance est la toute première et la plus importante étape d'un processus d'apprentissage qui se poursuit la vie durant puisqu'elle est le fondement même de l'acquisition du savoir. Qu'il s'agisse de pratiquer un sport à des fins récréatives ou professionnelles, de poursuivre une carrière dans le monde de l'entreprise, d'être une mère et une partenaire attentionnée ou de contribuer de façon significative à la vie de sa communauté, les connaissances, les compétences et les dispositions fondamentales qui sont au coeur de l'accomplissement de ces rôles d'adulte prennent leur source dans les expériences d'apprentissage vécues au cours des premières années de la vie.
La coordination, l'agilité et la latéralisation requises pour bien jouer au tennis, par exemple, se développent durant les années de formation alors que tout jeune, l'enfant, après avoir appris à marcher, s'amuse à se tenir en équilibre sur une jambe, à sautiller, à sauter et à pivoter. Si ces techniques fondamentales sont développées au maximum en bas âge, l'apprentissage devient par la suite plus aisé et plus agréable; sinon, on assiste à une évolution lente et difficile, quand elle n'est pas entièrement compromise. La capacité physique et la disposition à exercer des activités physiques et sportives, que leur but soit l'exercice, le conditionnement physique ou le plaisir de vaincre, s'acquièrent durant le jeu, alors que l'effort nécessaire à la réussite crée une saine attitude envers la vie.
La gestion d'un budget, y compris la prise de décision fondée sur le calcul des probabilités et des prévisions de recettes, sont des compétences qui se greffent à la maîtrise du concept des nombres durant la prime enfance; c'est alors que l'on apprend à croire en la valeur des chiffres et des symboles mathématiques pour trouver des solutions, mesurer ses risques, faire des prédictions ou évaluer le statu quo. Les enfants développent les concepts logicomathématiques de quantité, d'égalité et de mesure avant même de maîtriser l'arithmétique et de manipuler les formules mathématiques. La confiance dans les nombres et la compréhension de ce système d'abstraction durant les premières années de la vie encouragera plus tard l'enfant à approfondir ses connaissances et à recourir aux mathématiques pour résoudre les problèmes et aplanir les difficultés de la vie courante.
L'enfant a besoin de "jouer librement" entre 3 et 6 ans. Il a besoin de faire ses propres expériences. L'enfant à travers "le jeu libre" apprend par lui-même et intègre plus facilement. Il va à son rythme et selon ses besoins. Comme nous l'avons vu précédemment le plaisir est indispensable à l'apprentissage.
Par le jeu libre l'enfant apprend à se connaître, à connaître ses propres limites et ses capacités. Il trouve par lui-même ses solutions. Il apprend à se faire confiance.
Il développe sa créativité et sa manière d'être au monde. Quand l'enfant joue librement, il développe sa créativité, son imaginaire. L'imaginaire peut concerner tout ce qui existera, ce qui est nouveau (les inventeurs, les découvertes, les artisans, les métiers de la création…).
La création nous permet de nous adapter à une nouvelle situation, c'est-à-dire d'imaginer, être inventif et créatif afin de trouver des solutions et ensuite choisir la bonne.
Plus l'enfant est créatif et inventif, plus il aura de solutions pour résoudre un problème. Par contre, un enfant peu inventif et créatif imaginera peu de solutions au problème posé et sa solution ne sera peut être pas la mieux adaptée. Créer c'est faire des liens nouveaux que l'on ne connaissait pas. La créativité et l'imaginaire sont des éléments essentiels de l'intelligence. C'est pour cela qu'il est important de développer et de laisser s'exprimer l'imaginaire chez l'enfant.
La création permet également d'avoir plus confiance en soi.
L'imaginaire et la créativité sont directement liée au plaisir. Or le plaisir est essentiel pour l'apprentissage.
Sources : le Musée du jouet, Dale Shipley, Alexandra Lesaffre