Après les Caraïbes, les pirates sont à la maison !
Je ne m'en suis rendue compte qu'en amorçant l'inventaire de la boutique : les créations sur le thème des pirates se multiplient chez Zigouzis. Les vêtements de garçon Poudre de perlimpinpin, les tee-shirts trompe l'oeil Kid's shirt, les créations deTonkipu, les chaussons Starchild, les gourdes SIGG, les Jibbitz pour décorer vos Crocs... C'est vrai que finalement il y a de quoi faire avec les pirates cette année !
Comme vous le savez, je ne suis guère fan des licences. Donc je me montre (globalement) fidèle à moi-même sur ce thème...

Anecdotes au sujet de la saga Pirate des Caraïbes
- - Suite au succès des films, l'acteur principal Johnny Depp a produit en 2006 un double C.D. musical intitulé Rogue's Gallery reprenant 43 chants traditionnels de marins et pirates interprêtés par des vedettes de la pop music dont Bono, Sting, Brian Ferry, Nick Cave, Lou Reed, Van Dyke Parks, Bill Frisell, Joseph Arthur, etc.
- - Depuis l'annonce de Pirates des Caraïbes 2 et 3, des rumeurs courent (et courront sans doute encore longtemps après la sortie du troisième film) sur la sortie d'un Pirates des Caraïbes 4, 5, et 6.
- - Après la sortie du second volet, des rumeurs annoncèrent un Pirates des Caraïbes 4 sans Orlando Bloom et son personnage, ce dernier trouvant la mort (selon les sources de l'époque) dans le troisième film. Ces rumeurs ont été démenties par la production.
- - Une série télévisée faisant office de prequel aux films centrée sur la jeunesse de Jack Sparrow serait prévue.
- - Beaucoup de titres ont circulés lors de la production de Pirates des Caraïbes 2 et 3. Ainsi, pour le second opus ont circulés : Les Trésors de l'Abysse Perdue et La Légende de la Gorge du Diable et pour le troisième La Fin du Monde et Les Eaux Inexplorées.
- - Keith Richard, guitariste des Rolling Stones et interprète du père de Jack Sparrow, Teague Sparrow, dans Pirates des Caraïbes 3 : Jusqu'au bout du monde, devait initialement prendre ce rôle dans le second opus, Pirates des Caraïbes 2 : Le Secret du Coffre Maudit. Jack devait également y avoir une fille avec Anamaria du nom de Cora Sparrow. Finalement, Anamaria ne réapparaît pas du tout dans les suites.
- - Fin février 2007, une rumeur court que Keira Knightley serait peut-être absente à d'éventuels nouveaux Pirates des Caraïbes.
La véritable histoire des pirates, flibustiers et corsaires
dans les Caraïbes
Sources Wikipedia
La grande époque de la piraterie dans les Caraïbes commence aux alentours de 1560 et s’étend jusqu’aux années 1720. La période la plus faste pour les pirates se situe entre 1640 et 1680.
Le déclin de la piraterie dans les Caraïbes s’est fait en parallèle avec le déclin de l’utilisation des mercenaires en Europe et l’augmentation des tailles des armées nationales, à la fin de la guerre de Trente Ans. Plus le pouvoir des États s’est étendu, plus les armées ont été codifiées et contrôlées par le pouvoir central. Les marines nationales ont été étendues, leur nouvelle mission comprenant la lutte contre la piraterie. L’élimination de la piraterie dans les eaux européennes s’est étendue aux Caraïbes dans les années 1700, à l’Afrique occidentale et à l’Amérique du Nord avant 1710, et avant 1720, même l’Océan Indien était devenu un endroit inhospitalier pour les pirates.
Contexte économique et politique
La piraterie dans les mer des Caraïbes est une conséquence du jeu des grandes nations. Les Caraïbes étaient au centre du commerce triangulaire au XVIe siècle.
Le traité de Tordesillas (1494) partage le Nouveau Monde entre les Espagnols et les Portugais le long d’une ligne Nord-Sud située à 370 lieues (1770 km) à l’Ouest des îles du Cap-Vert. Ceci donnait à l’Espagne le contrôle des Amériques, une position qu’elle renforça avec l’obtention d’un décret papal. Le continent autour des Caraïbes était alors appelé Nouvelle Espagne. Les premiers ports furent Cartagena, Panama, Santiago, Porto Bello et Saint-Domingue.
Économiquement, les Espagnols exploitaient les mines de la Nouvelle Espagne et du Pérou pour en retirer d’importantes quantités de lingots d’argent. Pour le reste, il s’agissait essentiellement de commerce de peaux, car les Espagnols préféraient l’élevage aux plantations.
Les cargaisons d’argent attirèrent les pirates et les corsaires tant dans les Caraïbes qu’à travers l’Atlantique, jusqu’à Séville. Pour éviter cela, à partir de 1560, les Espagnols adoptèrent le système du convoi : « la flota ». Ce convoi rassemblait de très nombreux vaisseaux marchands ainsi que des navires de guerre en nombre afin de contrer toute attaque pirate. La flottille, chaque année, prenait le départ de Séville (et plus tard de Cadix), prenant en charge passagers, troupes et marchandises de l’Ancien monde pour les colonies du Nouveau Monde. D’une certaine manière, ces cargaisons du trajet aller ne servaient que de lest car le but principal était de ramener un an de production d’argent et de pièces de monnaie en Europe. Ce voyage de retour était une cible de choix pour les pirates, ils suivaient discrètement la flotille et attaquaient les navires qui prenaient du retard sur les autres. La route classique des Caraïbes commençait dans les Petites Antilles près de la Nouvelle Espagne, puis vers le Nord et à travers le canal du Yucatan (entre le Mexique et Cuba) afin de pouvoir profiter des grands vents de l’Ouest (les westerlies) pour revenir en Europe.
L’Angleterre, en froid avec l’Espagne depuis la répudiation par Henri VIII de Catherine d’Aragon, tante de Charles-Quint, en 1533, puis le schisme anglican en 1534, enfin, les Provinces-Unies, en rébellion contre l’Espagne depuis 1566, étaient décidées à remettre en cause l’exclusivité ibérique sur le Nouveau Monde. De son côté, la France, par la voix de François Ier avait dès longtemps contesté la légitimité espagnole : "Je voudrais bien voir la clause du testament d’Adam qui m’exclut du partage du monde". Cependant, ce roi envoya surtout des expéditions au Canada (Jacques Cartier) et vers l’actuel New-York (Verazzano - la Nouvelle Angoulême). C’est pourtant au cours d’une expédition dirigée vers les Antilles que disparut Verazzano. Sous les petits-fils de François Ier, surtout Charles IX, les tentatives de colonisation furent principalement le fait des huguenots (protestants), comme Villegaignon au Brésil, et au sud des États-Unis, d’où peut-être le nom de "Caroline". Les Français furent les premiers non-Espagnols à posséder une colonie dans les Caraïbes, en l’occurrence à St. Augustine (Floride), bien que son existence ait été de courte durée. Aidés par leurs gouvernements respectifs, les marchands et les colons anglais, français et hollandais ignorèrent le traité pour envahir le territoire espagnol : « Pas de paix au-delà du méridien ». Les Espagnols n’avaient pas les moyens d’une présence militaire suffisante pour contrôler la zone ou pour imposer leurs lois commerciales. Ceci mena à une contrebande permanente à la colonisation en temps de paix, et en temps de guerre à la piraterie dans toutes les Caraïbes.
Dans les années 1620, après le début de la guerre de Trente Ans (1618-1648), la présence espagnole dans les Caraïbes déclina rapidement et les Espagnols devinrent de plus en plus dépendants du travail des esclaves africains et ne maintinrent qu’une faible présence militaire. Pendant ce temps, d’autres pays commencèrent à établir des colonies sur les territoires libérés par l’Espagne. La Barbade fut la première colonie anglaise vraiment viable, et une autre colonie établie sur l’île de New Providence devint rapidement un refuge pour les pirates.
Tandis que la guerre continuait en Europe, vers la fin du XVIIe siècle, la situation dans les Caraïbes s’était stabilisée. Les colonies étaient plus importantes et les effets économiques défavorables de la piraterie plus apparents. L’Angleterre dont la présence était devenue beaucoup plus importante, stationna un escadron naval à Port Royal (Jamaïque) dès les années 1680. Les actes de piraterie devinrent plus rares et la chasse aux pirates fut plus intense, bien que l’Espagne ait établi une garde côtière (Costa Guarda) corsaire.
Contexte sociologique
Au XVIIe siècle et XVIIIe siècle, la condition de marin était la plus dure qui soit. Le métier était physiquement très éprouvant, l’espace de vie très réduit et nauséabond et la nourriture très insuffisante. Le métier de marin recèlait en outre un grand nombre de dangers : les accidents de manœuvre, les tempêtes, les maladies, la malnutrition, la perte des vivres ou de l’eau potable constituaient autant de chance pour un marin de passer de vie à trépas.
Les jeunes vendus au service du navire ou ceux qui avaient subi un enrôlement de force (ce que l’on nommait la presse, une spécialité britannique) n’avaient pas choisi de monter à bord et d’endurer toutes les peines que cela représentait. Ils devaient pourtant servir dans un système où ils ne possédaient presque aucun droit. Une discipline de fer qui comprenait notamment des châtiments corporels et qui pouvait aller jusqu’à la peine de mort s’appliquait à eux. Les marins occupaient l’une des positions les plus basses de l’échelle sociale alors même que leur activité permettait aux armateurs et commerçants d’engranger des bénéfices plus que substantiels.
La faiblesse des structures de pouvoir institutionnelles et sociales dans les Indes occidentales laissait le champ à la révolte. Le choix de la piraterie n’était pas tant un choix de carrière, visant à l’enrichissement personnel qu’une rupture avec la société de l’époque. L’organisation démocratique des équipages, comme les cas rapportés où les pirates punissaient ou tuaient les officiers avec cruauté alors qu’ils épargnaient bien souvent les équipages, illustrent cette remise en cause des règles sociales, il ne s’agissait pas seulement de piller et de s’enrichir, mais de s’élever contre l’injustice.
La plupart des équipages pirates ont eu une carrière de moins d’un an, il s’agissait d’hommes qui n’avaient rien à perdre, condamnés à mort pour s’être rebellés, ce qui les rendaient particulièrement redoutables au combat.
Les boucaniers
La dénomination de boucanier était spécifique aux Caraïbes. Ils sont apparus vers 1630 et se sont maintenus jusqu’à la fin de la période de piraterie aux environs de 1730. Les premiers boucaniers étaient souvent des évadés des colonies. À l’origine coureurs de bois sur l’île d’Hispaniola (actuellement Saint-Domingue et Haïti), ils chassaient les bœufs sauvages. La viande était préparée à la manière indigène, c’est-à-dire séchée et fumée sur une sorte de grill en bois : le boucan (barbacoa en espagnol, d’après barbicoa en langue indienne arawak, qui donne barbecue). D’où les termes boucaner et boucanier. Cette viande ainsi conservée permettait de faire du trafic avec des navires de passage ou des colonies isolées. Après avoir été chassés d’Hispaniola par les Espagnols, les boucaniers trouvèrent refuge sur l’île de la Tortue (Tortuga), à l’époque possession française, située au Nord-Ouest d’Hispaniola, à partir de 1663. Ils opéraient avec le soutien partiel des colonies non-espagnoles et leur activité est demeurée légale ou partiellement légale jusque dans les années 1700.
Obligés de survivre avec peu de ressources, ils étaient habiles en construction navale, en navigation et en chasse. On les considérait comme des combattants féroces et ils étaient réputés experts dans l’utilisation de fusils à silex (inventé en 1615). Toutefois, le fonctionnement de ces armes était si incertain que leur utilisation en combat n’était pas très courante avant 1670. Ils furent engagés dans des expéditions à terre organisés par des pirates comme Henry Morgan.
Une grande solidarité régnait entre eux et les décisions étaient prises en commun pour le profit de la communauté. Ceci est en partie à l’origine des règles démocratiques en vigueur à bord des navires pirates.
À la manière des boucaniers, des communautés de bûcherons s’étaient établies au Honduras pour abattre et vendre des bois précieux au nez et à la barbe des Espagnols. Avec les boucaniers et les flibustiers, ils constituaient la communauté des Frères de la Côte. On passait facilement d’une profession à l’autre ce qui explique que le terme boucanier est souvent synonyme à tort de pirate.
Remarque : la confusion provient également de l’anglais ou le terme employé pour désigner les pirates des caraïbes est bucaneer ou éventuellement freebooter, tandis que le terme filibuster désigne des aventuriers mercenaires anglo-américains du XIXe siècle engagés dans des actions de colonisation sauvage avec l’intention de renverser le gouvernement en place (la colonisation du Texas par exemple).
Flibustiers
Flibustier vient du néerlandais vrijbuiters (littéralement « libre faiseur de butin »), qui donna le français flibustier et l’anglais freebooter. Ce mot désigne les pirates sévissant dans la mer des Caraïbes à la fin du XVIIe siècle et au début du XVIIIe siècle.
Les équipages pirates étaient démocratiques. Le capitaine était élu par l’équipage et ce dernier pouvait voter son remplacement. Le capitaine devait être un chef et un combattant : dans une attaque, tous s’attendent à ce qu’il se batte au coté de ses hommes et non pas qu’il donne des ordres à distance. Les gains étaient divisés en part égales, et si les officiers recevaient un nombre plus élevé de parts, c’est qu’ils prenaient plus de risques ou possédaient des compétences particulières. Les équipages naviguaient souvent sans salaire, leurs captures s’accumulant au cours des mois avant d’être réparties. Ils avaient, pendant quelque temps, mis au point un système de sécurité sociale, garantissant une compensation en argent, or ou esclaves pour les blessures reçues pendant une bataille. Les pirates pouvaient toutefois se montrer justes envers les esclaves et les libéraient parfois quand ils capturaient un bateau négrier. Une part non négligeable des équipages pirates était constitué d’esclaves libérés, en fuite ou plus ou moins enrôlés de force. En effet, un aspect non démocratique de leur société est le fait que les pirates forçaient parfois des spécialistes comme des charpentiers à naviguer avec eux et les libéraient après quelque temps, simplement parce qu’aucun volontaire n’était disponible. Les flibustiers sont des aventuriers qui, aux XVIeet XVIIes, écumaient les côtes et dévastaient les possessions espagnoles en Amérique. Les flibustiers comptent parmi leur nombre des Anglais, des Hollandais, et des Français Huguenots. Ils se distinguent des pirates par le fait qu’ils se mettent au service des états en acceptant de se battre sous lettre de marque et aussi par leur utilisation comparativement restreinte du bateau. Ce sont essentiellement des terriens, pour qui le bateau est un moyen de transport plutôt qu’un outil de combat. Leurs actions les plus spectaculaires réunissent des armées de plus de mille hommes pour attaquer et rançonner les villes espagnoles.
L’age d’or de la flibuste se situe avant les années 1680 quand la France et l’Angleterre ont décidé de les disperser. Une partie se déplacent sur la côte d’Afrique, d’autres s’en vont dans la Mer du Sud où ils s’installent aux Galapagos et dans l’archipel Juan Fernandez.
En 1697, Ducasse, gouverneur français de Saint Domingue, réunit presque mille flibustiers pour l’opération de De Pointis contre Carthagène dans l’actuel Colombie. Un malentendu sur le partage du butin mène à la reprise de la ville par les flibustiers seuls. C’est leur dernière grande action.
Parmi les plus fameux furent :
* le Gallois Henry Morgan, qui prit Panama en 1670 et fut nommé gouverneur de Jamaïque ;
* Pierre Legrand, de Dieppe, qui avec une barque montée par 28 hommes enleva le vaisseau amiral espagnol ;
* Michel de Grandmont aussi connu sous le nom de Chevalier de Grammont qui s’empara de Maracaibo en 1678, de Puerto Cabello en 1680, de Vera-Cruz en 1683 et enfin de Campêche en 1685. Ces exploits lui valurent d’être nommé lieutenant de la partie sud de l’île de Saint-Domingue par le roi de France. Il n’occupa toutefois jamais ce poste car il fit une dernière course en mer avant l’arrivée de son brevet et disparut au cours de cette dernière mission en avril 1685.
La source principale pour connaître les exploits des flibustiers est le livre d’Alexandre-Olivier Exquemelin(ou Oexmelin) dont la récente édition annotée par Patrick Villiers donne le texte original et des variants. Certains épisodes et personnages sont généralement considérés aujourd’hui comme discutables sinon inventés de toutes pièces. C’est le cas en particulier des suivants :
* Nau l’Olonnais et Michel le Basque qui prirent Maracaibo ;
* Monbars l’Exterminateur qui en 1683 s’empara de la Vera-Cruz ;
C’est aussi le nom que l’on donnait aux aventuriers américains, qui tel William Walker, tentèrent de jouer un rôle politique au Mexique et en Amérique Centrale au XIXe siècle, le plus souvent, au détriment des gouvernements en place.
Les flibustiers sont aujourd’hui fréquemment associés aux mouvements libertaires ou altermondialistes qui revendiquent une communion d’idéaux. C’est cette filiation entre anarchie et piraterie que Mikhaïl W. Ramseier a particulièrement tenté d’analyser dans son livre La Voile noire.
Les corsaires
Dans les Caraïbes, l’utilisation des corsaires était particulièrement populaire. Le coût d’entretien d’une flotte pour défendre les colonies était au-delà des possibilités des gouvernements nationaux au XVIe et XVIIe siècles.
Ces gouvernements octroyaient donc à des vaisseaux privés, une lettre de marque (ou commission de guerre) les autorisant à capturer des navires ennemis. Ils conservaient la majeure partie du butin, le reste allant au gouvernement commanditaire. Ces vaisseaux opéraient de façon indépendante ou en flotte et en cas de succès, la récompense pouvait être substantielle. Quand Francis Drake captura le convoi espagnol d’argent à Nombre de Dios (port de Panama sur la côte est) en 1573, son équipage s’enrichit à vie.
La possibilité de tels gains attira de riches hommes d’affaires et des nobles qui étaient tous prêts à financer cette piraterie légale en échange d’une part des bénéfices. La vente des marchandises capturées était elle aussi un bon apport économique pour les colonies.
La guerre de course
La guerre de course a souvent été utilisée par un belligérant pour pallier l’insuffisance de ses moyens à l’encontre d’un adversaire disposant de la suprématie navale.
C’est ainsi la stratégie des Français contre les Anglais pendant une grande partie du XVIIIe siècle et pendant les guerres de la Révolution et de l’Empire.
De même, au cours des deux guerres mondiales, la marine allemande arme des bâtiments marchands pour la guerre au commerce allié dans des théâtres secondaires où le trafic n’est pas organisé en convois (Océan Indien, Pacifique, Atlantique sud). Les aventures de ces corsaires seront généralement pittoresques mais sans grande conséquence sur le déroulement des deux conflits
Les corsaires, à tort confondus avec les pirates, sont en quelque sorte des marins mercenaires. À ce titre, ils utilisaient des navires généralement de petite taille, rapides, manœuvrants et discrets pour exécuter des abordages en mer plus par surprise que par force. Lorsque la « fortune » leur souriait, ils pouvaient enlever des bateaux de fort tonnage (l’emblématique capture du Kent par la flûte la Confiance de Robert Surcouf le 31 août 1800) mais souvent marchands, peu propices à leur activité et qu’ils revendaient souvent.
Stratégie
Les pirates employaient de nombreuses stratégies pour s’emparer de navires ou villes.
Généralement, ils préféraient les petites embarcations légères, rapides et manoeuvrables aux lourds galions marchands ou bâtiments militaires fortement pourvus en canons. Ainsi, les pirates embarquaient peu de canons au profit d’un maximum d’hommes afin de mener des attaques éclair, efficaces et disparaissaient aussi vite avec le butin. En effet, les pirates étaient souvent d’anciens marins et avaient une compétence aguerrie dans l’art de manœuvrer un navire mais se révélaient être également de redoutables combattants, maniant de préférence le sabre d’abordage et le coutelas. Les pirates pouvaient approcher leur proie en feignant d’être des marchands en péril et endormir la méfiance de l’équipage visé pour pouvoir s’approcher sans craindre le feu des canons marchands. Les pirates assez proches du navire visé hissaient alors le pavillon noir, s’amarraient à la proie pour éviter qu’elle ne s’enfuit et la prenait d’abordage.
Cependant, les pirates étaient capables de réunir de véritables armées et flottes pour s’attaquer à de puissantes villes comme Cartagena où les Espagnols entreposaient l’or du nouveau-monde pendant un an. Ainsi Drake s’empara de Cartagena en 1586, L’Olonais met à sac les villes de Maracaïbo et Gilbraltar. On voit même Edward Vernon assiéger Cartagena avec 186 navires, 2000 canons et 25 000 hommes en 1741.
On reconnaît bien dans le pirate un adversaire redoutable et polyvalent, capable de s’adapter à tout type de situation, et à l’aise aussi bien sur terre que sur mer. Le pirate était donc imprévisible et constituait une menace pour des puissances autrement plus forte que lui !
Anne Bonny
Anne Bonny (1697 ?-1720 ?) était une pirate, issue d’une famille irlandaise. Elle a navigué avec Calico Jack Rackham.
Tout ce que l’on sait à propos d’Anne Bonny provient de légendes et de rares documents officiels. Il faut savoir que la plupart des informations dont nous disposons aujourd’hui au sujet des plus grands pirates provient de différentes publications du XVIIIe siècle, dont les auteurs sont souvent des pirates eux-mêmes. Les différentes sources ne s’accordent pas, par exemple, au sujet de son année de naissance (probablement entre 1697 et 1705).
Une jeunesse tumultueuse
Avant d’être Anne Bonny, elle était Anne Cormac. Fille illégitime de William Cormac, procureur, et de sa domestique Mary. Lorsque cette affaire fût exposée au public, William Cormac quitta l’Irlande avec sa fille et s’installa à Charleston, en Caroline du Sud. Il y fit fortune et acheta une immense plantation.
Anne apparaît pour la première fois sur les terres du Nouveau Monde à Charleston en 1710 sous les traîts d’un garçon de 13 ans dans l’Histoire générale des plus fameux pirates, écrit par Daniel Defoe, l’auteur de Robinson Crusoé, sous le pseudonyme de Capitaine Charles Johnson, et publié en 1724. Bien que fille d’un riche procureur et propriétaire, elle a l’air plutôt pauvre : ses cheveux roux coupés courts, le visage crasseux et les vêtements en bataille.
Elle a la réputation d’être une jolie fille, intelligente mais soupe-au-lait. On raconte qu’à l’âge de treize ans elle poignarda une domestique avec un couteau, mais il s’agit peut-être d’une légende. Environ cinq années plus tard, Anne réapparaît dans les récits : elle fréquente les tavernes, on la voit dans les bras de différents boucaniers, certains racontent même qu’elle aurait publiquement déshabillé son maître d’armes avec son épée, bouton après bouton. A seize ans Anne épouse un pirate de petite envergure nommé James Bonny. Ce Bonny avait l’espoir de récupérer l’héritage d’Anne, mais celle-ci fut déshéritée par son père. Anne se serait vengée en incendiant la plantation. James l’emmène alors avec lui à New Providence, aux Bahamas. Dès son arrivée, elle s’impose en privant d’un coup de feu un marin saoul de la seule oreille qui lui restait alors qu’il l’empêchait de passer. James devient très vite informateur auprès du Gouverneur Woodes Rogers et commence à dénoncer des marins soupçonnés d’exercer des activités de contrebande ou de piraterie. Déçue, Anne décide de ne plus vivre avec son époux et va s’installer avec un pirate qui se fait appeler Capitaine Jennings et sa maîtresse Meg. On lui conseille de trouver la protection d’un homme et Anne devient la maîtresse de Chidley Bayard, l’homme le plus riche de l’île.
La naissance de la femme pirate
Anne fait ensuite la connaissance de Pierre Bouspeut (parfois nommé Pierre Delvin ou Peter Bosket), un autre pirate qui s’occupe à New Providence d’un restaurant, d’une échoppe de coiffeur et de tailleur de velours et de soie. Apprenant qu’un navire marchand français, chargé de marchandises précieuses, s’approche de l’île, Anne et Pierre organisent leur première expédition de corsaires. Avec l’aide d’amis de Pierre, ils volent un navire, le Revenge, parmi les épaves du port, le remettent en état pour qu’il puisse à peine naviguer, et préparent leur stratégie. Ils se couvrent de sang de tortue, ainsi que les voiles et le pont. Ils font de même avec un des mannequins, habillé en femme pour l’occasion, que Pierre utilise pour son activité de tailleur, et le placent sur l’étrave (sous la proue). Anne vient se tenir debout une hache ensanglantée à la main, au-dessus du mannequin. Ils partent ainsi à la rencontre du navire marchand. Les marins français, terrifiés par ce navire démoniaque, ne combattront pas.
New Providence est également le théâtre d’une piraterie moins insolite, et le Gouverneur Rogers tente de l’anéantir en offrant des pardons royaux à tous les pirates qui promettent de stopper leurs activités. Anne refuse, car elle sait qu’elle sera condamnée pour l’incendie de la plantation de son père. Elle se joint alors à Pierre et Calico Jack Rackham, qui ont également refusé de se soumettre. Tous les trois s’évadent à bord d’un sloop - le Seahorse - en forçant avec ruse le blocus que Rogers avait installé dans le port. On raconte qu’Anne était torse nu comme une Amazone, habillée seulement d’un pantalon de velours noir cousu par Pierre. Une main posée sur le pommeau de son épée, l’autre agitant une écharpe de soie à l’intention du Gouverneur.
Ceci n’est probablement qu’une légende, dans la mesure où sa nudité aurait immédiatement dévoilé son véritable sexe aux hommes de l’équipage, alors qu’Anne elle-même tente par tous les moyens de le dissimuler. Elle se déguise en homme et se fait d’ailleurs désormais appeler Adam Bonny. Lorsque son véritable sexe est découvert par un pirate, elle le tue froidement. Enfin, elle aurait jeté Rackham hors de ses quartiers afin d’y résider seule, alors que Rackham était son supérieur.
Une autre version existe : Anne et Rackham seraient devenus amants : ils auraient eu ensemble un enfant qu’ils auraient par la suite abandonné. Rackham propose d’acheter Anne à James Bonny, mais James avertit le Gouverneur de l’affaire. Celui-ci condamne Anne à être fouettée et lui ordonne de rester avec son époux. Anne et Rackham s’enfuient alors ensemble sur le Revenge.
Sa liaison obscure avec Mary Read
Dans un cas comme dans l’autre, on pense que Rackham et son équipage ont fait escale à de nombreuses reprises à New Providence et que c’est au cours d’une de ces escales que Anne rencontre Mary Read (qui se déguisait elle aussi en homme et se faisait appeler Mark read). Les deux femmes sympathiseront rapidement, on leur prête même une liaison amoureuse (l’homosexualité n’était pas rare parmi les pirates, mais sévèrement punie) qui aurait rendu jaloux Rackham (qui pensait alors que Anne était une femme et Mary un homme) et créé bon nombre de tensions à bord du Revenge. Rackham aurait été jusqu’à menacer de trancher la gorge de Mark.
On ne sait pas exactement comment Rackham a découvert le véritable sexe de Mary. Certains racontent qu’il les aurait surprises dans leurs ébats amoureux un soir dans la chambre d’Anne Bonny, bien que cela ne serait fondé que sur des fantasmes. Dans tous les cas, Mary arrête bientôt de se faire appeler Mark, mais les deux femmes restent inséparables et vivent comme un couple, s’habillant indifféremment en homme ou en femme.
Peu de temps après, plusieurs bâtiments de guerre britanniques sont envoyés à leur poursuite (un décret du 5 septembre 1720 du gouverneur des îles Bahamas déclare que Jack Rackham et son équipage, dont Anne Bonny et Mary Read, doivent être capturés et jugés). Mais il en faut plus pour impressionner Rackham, Anne Bonny et Mary Read. Plus téméraires et féroces que jamais, ils attaquent et capturent sans relâche les navires qui passent à portée de canon. L’un de ces navires est le Royal Queen, appartenant à Chidley Bayard, l’ancien amant d’Anne, et commandé par le Capitaine Hudson. Anne parvient à séduire Hudson et à le convaincre de la prendre avec lui à bord de son navire. Une fois à bord, elle réussit à éviter de passer la nuit avec lui en le droguant. Elle asperge alors avec de l’eau toutes les mèches destinées aux canons et retourne avec les pirates. Le jour suivant, le Revenge engage le combat avec le Royal Queen, alors incapable de riposter. La bataille fera une seule victime : par jalousie, Mary tue le Capitaine Hudson.
La fin de l’aventure
Le 21 octobre 1720, les troupes du Capitaine Charles Barnet, qui travaille pour le Gouverneur de Jamaïque, capturent Rackham et son équipage (dont Mary Read et Anne Bonny). Mary et Anne en particulier sont écœurées de voir les pirates n’opposer que très peu de résistance (certains récits rapportent que la plupart d’entre eux étaient saouls). Elles en tueront deux et blesseront plusieurs d’entre eux (dont Rackham). Il faudra plus d’une heure de combat avant que les deux femmes rendent les armes, seules face aux troupes de Barnet.
16 novembre 1720 : procès de Jack Rackham, Anne Bonny et Mary Read. Les deux femmes réussissent à éviter la pendaison en prétendant qu’elles sont enceintes. C’était une pratique courante à l’époque : personne n’aurait osé tuer ce qu’on considérait comme un être vivant pas encore né. Il est fort probable qu’en réalité aucune des deux femmes n’était enceinte. Anne rendra visite à Rackham et lui aurait dit : Je regrette de vous voir dans un tel état, mais si vous vous étiez battu comme un homme, vous n’auriez pas à mourir comme un chien
Mary Read devait finir ses jours en prison mais quelques semaines plus tard elle meurt, probablement de la fièvre jaune. En revanche, on ne sait pas avec certitude ce qu’il advint d’Anne Bonny : la veille de Noël, le gouverneur l’a graciée, donc sa peine de prison est annulée. Elle a quitté la prison et... Elle a complètement disparu des documents officiels après cet épisode.
Trois hypothèses existent :
- - son père aurait payé une rançon pour la faire libérer, puis lui aurait donné la possibilité de commencer une nouvelle vie avec un nouveau mariage, et elle serait morte en 1782 ;
- - elle serait retournée avec son époux, James Bonny, alors que d’autres prétendent qu’il serait mort des années plus tôt ;
- - elle serait retournée à la piraterie sous un autre nom, en particulier elle aurait pu être Bartholomew Roberts.
Barbe Noire
Barbe Noire (vers 1680 - 22 novembre 1718), également connu sous le nom d’Edward Teach, Edward Thatch, Tash ou Tach et Edward Drummond (supposément son vrai nom et celui que lui donne Daniel Defoe) est un pirate anglais qui régna par la terreur sur les Caraïbes de 1716 à 1718.
Barbe Noire avait l’habitude de porter, au combat ou non, plusieurs épées, couteaux et pistolets. Il était connu également pour son habileté à coudre le chanvre et il avait l’habitude, avant les assauts, d’allumer des mèches de poudre à canon dans son abondante barbe noire, ce qui lui valut son surnom. Cependant, cette habitude rencontre le scepticisme de certains historiens. En effet, il est possible que cette image de « pirate à la barbe de flammes » ne soit qu’une des nombreuses exagérations dues à la notoriété toute particulière du personnage. Une autre version serait qu’il cachait des mèches à canon sous son chapeau et en attachait les tresses de sa barbe.
Vie et aventures
On ne connaît pas bien la jeunesse de Barbe Noire. Il serait né en 1680 à Bristol en Angleterre. Sa carrière maritime commence sur un navire corsaire patrouillant les eaux proches de la Jamaïque pendant la guerre de Succession d’Espagne (1701 - 1714). En 1716, il rencontre à New Providence le pirate Benjamin Hornigold et rejoint son équipage. Il devient capitaine alors qu’il est au service de Hornigold le 28 novembre 1717 : ils capturent La Concorde, un navire français en provenance de Nantes et transportant des esclaves, près de la Martinique. Selon le gouverneur de l’île, Edward Teach commandait deux navires pirates britanniques, armés l’un de huit canons, l’autre de douze et embarquant un total de 250 hommes. La Concorde est un véritable trésor : une frégate de 300 tonnes armée de 40 canons, qui avait sillonné les côtes africaines et capturé de nombreux navires britanniques, hollandais et portugais. Barbe Noire lui donne le nom de Queen Anne’s Revenge (La Vengeance de la Reine Anne).
Ils pillent six autres navires en 1717, sur la côte américaine et dans les Caraïbes. Vers la fin de l’année, ils capturent un navire français chargé d’or, de pierres précieuses et d’autres richesses, après quoi les deux pirates se séparent : Barbe Noire se dirige vers l’Amérique alors que Benjamin Hornigold retourne à New Providence.
Durant les deux années qui suivent, Barbe Noire se forge une solide réputation de pirate téméraire et cruel en attaquant régulièrement les installations navales et côtières des Antilles et de la côte atlantique de l’Amérique du Nord. Cette notoriété est renforcée lorsqu’il sort victorieux d’un duel contre le Scarborough, un bâtiment de guerre de la couronne de Grande-Bretagne armé de 30 canons.
Il continue d’attaquer les navires marchands, les forçant à laisser ses hommes monter à bord du navire et transborder toutes les richesses, les alcools et les armes. Si l’équipage n’offre pas de résistance, Barbe Noire laisse le navire repartir et continuer sa route. Sinon, ils sont tous tués.
Barbe Noire installe plusieurs quartiers généraux aux Bahamas ainsi qu’en Caroline du Nord et en Caroline du Sud. Il vit essentiellement sur l’île de New Providence où on l’appelle souvent Magistrat de la République des Corsaires. Le Gouverneur de la Caroline du Nord, Charles Eden, reçoit régulièrement des parts du butin en échange d’une protection non officielle et plus tard d’un pardon royal. Barbe Noire sera ensuite forcé de quitter New Providence lorsque le Gouverneur Woodes Rogers lance la chasse aux pirates.
Barbe Noire retourne à la piraterie quelques semaines plus tard. En 1718, il bloque le port de Charleston. Il capture le fils de Woodes Rogers et demande une rançon : liberté contre médicaments. Face à l’augmentation du nombre de ses attaques, Charles Eden perd patience et envoie des troupes à sa poursuite. Barbe Noire est acculé par le Pearl, un bâtiment de guerre de la Couronne de Grande-Bretagne dirigé par Robert Maynard, au large des côtes d’Ocracoke. Il reçoit plus de 25 blessures dont 5 par balles au cours d’une lutte devenue célèbre avant de mourir et d’être décapité par Maynard. Sa tête sera placée en guise de trophée sur le beaupré du Pearl. Une légende raconte que son corps après avoir été jeté à la mer, aurait fait 2 fois le tour du bateau à la nage avant de couler.
François L’Olonnais
Jean-David Nau (1630 - 1669), plus connu sous le nom de François l’Olonnais - alias Lolonnois, est un pirate français boucanier. Effectivement, il a écumé les Caraïbes pendant le XVIIe siècle. D’après Alexander Exquemelin, François L’Olonnais serait originaire des Sables-d’Olonne.
Après avoir mis à sac Maracaibo et diverses possessions et navires espagnols, il finit capturé par une tribu indienne et, selon Exquemelin, sera « coupé en quartier, fumé sur un boucan et mangé » par des indiennes qui pratiquaient le cannibalisme.
Île de la Tortue
Pays Haïti
Localisation Mer des Caraïbes
Superficie 190 km² Côtes 80 km Point culminant - 459 m
Population Densité 30 000 hab. 2004 160 hab./km²
L’île de la Tortue (en espagnol Tortuga) est une île de l’océan Atlantique, Longue de 37 km sur 7 km de large, située au Nord-Ouest de l’actuelle république d’Haïti. Elle fut un bastion pour les pirates qui écumaient la mer des Caraïbes au XVIIe siècle.
L’île doit son nom à une montagne dont la forme ressemble de loin à une tortue au repos. L’île fait partie d’un bloc tectonique distinct du reste de l’île d’Hispaniola ; très accidentée avec une crête centrale, des terrasses au nord, un sol sablo-limoneux sur les côtes et argileux/acide sur les hauteurs qui atteignent 450m. La côte sud a des plages et des récifs exceptionnels.
Avec sa géologie, ses sites naturels d’une beauté exceptionnelle, ses plages (l’une d’elles, « La Pointe-Ouest », a été désignée par la revue de tourisme Condé Nast, une des 10 plus belles plages des caraïbes), ses récifs, ses montagnes, ses vestiges historiques et culturels, son histoire authentique des Boucaniers et des Flibustiers, l’île a un potentiel touristique évident et extraordinaire. Elle dispose également de terres argileuses qui se prêteraient facilement à la fabrication de poteries et de briques entrant dans la construction de maisons et autres ouvrages d’art.
Histoire & Flibuste
Nul lieu n’a plus de légendes de trésors arrachés aux galions que cette île. Ce ne fut pourtant pas une ïle de Pirates mais un bastion de Flibustiers. La légende a masqué l’Histoire qui est pourtant encore plus passionante.
La Tortue développe au nord des falaises battues par la houle tellement inaccessibles qu’on l’appela la « côte de fer ». Sa côte Sud "sous le vent" offre d’excellents refuges bien abrités. Basse-Terre constituait au XVIIe siècle un centre de trafic du tabac cultivé sur l’île, du cuir préparé par les boucaniers sur l’île d’Hispagnola, et des butins