SURVEILLANCE : la meilleure prévention contre les risques d'escapades et de noyade des enfants

Publié le par Miss Zigouzis

Maman de trois jeunes enfants, dont le plus jeune n'a que quatre ans, je suis particulièrement sensible aux risques d'escapade de nos chers petits baroudeurs qui n'aspirent - dès qu'ils marchent sur leurs deux pattes - qu'à découvrir leur environnement et semblent dotés d'une capacité hors du commun à déjouer la vigilance de leurs parents ou de tout ceux qui sont chargés de leur surveillance.

Il y a deux ans, lors du ravalement de notre immeuble, les ouvriers ont décroché sans me prévenir le grillage qui ceint notre jardin le temps de peindre à cet emplacement. Mon petit dernier, alors âgé de deux ans, jouait dehors pendant que je préparais un gâteau. Un silence suspect (le silence est souvent suspect dans le jeu des enfants, non ?) m'a donné envie d'aller voir ce qu'il faisait.


Immédiatement, la stupeur, la peur et la panique m'ont envahie : mon p'tit loup n'était plus là ! En trois secondes, j'ai pensé en vrac aux voitures sur l'avenue 20 mètres plus loin, à un rapt, à... tant de choses plus horribles les unes que les autres... Et puis, heureusement, j'ai vu arriver une voisine avec mon loulou dans les bras : il était passé de jardins en jardins (toutes les clôtures étaient démontées) et s'était pointé en visiteur dans sa cuisine !

Nous/lui avons eu de la chance ! Alors que pour une majorité d'entre nous, été et chaleur riment avec plaisirs de l'eau, de la baignade, des jeux nautiques, de la natation, la noyade s'ajoute au risque de la "fugue". C'est pourquoi je me permets de vous recommande aujourd'hui le Securyploof avec un seul regret : celui que cet appareil n'ait pas existé plus tôt !  Rien ne remplacera jamais la vigilance de l'adulte sous la responsabilité duquel se trouve un enfant.  Mais  toutes les initiatives susceptibles de la renforcer sont les bienvenues.

Securyploof en est une. Il s'agit d'un système très simple d'utilisation composé de deux bracelets et d'un boitier.  Chaque bracelet a une durée de vie de 800 heures. On peut les utiliser l'un à la suite de l'autre ou simultanément si on a deux enfants. Si l'enfant s'éloigne a plus de trente mètres du boitier ou s'il est immergé, le boitier sonne immédiatement et vous avez le temps d'intervenir !
Pour en savoir plus, lisez l'article Securyploof : un partenaire pour vous aider à éviter les escapades ou la noyade à vos enfants

Equipez-vous et continuez de surveiller vos enfants !


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Présentation et conseils
de l'association Sauve qui veut


Sauve-qui-veut est une association de parents confrontés au drame de la noyade, ce qui lui donne une légitimité et une force incontestables. Sauve-qui-veut a pour objectif de faire diminuer le nombre d’accidents chaque année, précisément parce que la noyade d’un jeune enfant n’est pas une fatalité. C’est un accident tristement banal, aux conséquences trop souvent dramatiques, qui se produit dans les mêmes circonstances, comme le prouvent toutes les enquêtes épidémiologiques, en France comme à l’étranger.




Le saviez-vous ?

 

  • - La noyade est la première cause de mortalité par accident domestique chez les enfants de moins de 5 ans
  • - Il suffit de quelques secondes pour qu’un enfant se noie dans 20 cm d’eau.
  • - Un enfant se noie en silence, il ne se débat pas, ne crie pas.
  • - Il peut mourir ou rester handicapé en moins de 3 minutes d’immersion.
    Les séquelles sont souvent sévères, car elles entraînent des lésions cérébrales irréversibles, et donc un handicap permanent.
    Ces enfants ne voient plus, ne parlent plus, ne marchent plus, sont parfois nourris par sonde et nécessitent des soins quotidiens qui demandent généralement une structure médicalisée (lire les témoignages de Florence D., Myriam V., Emmanuelle S., Carole dI).
    Le coût de la prise en charge de ces enfants polyhandicapés est tel que certaines familles doivent faire face à de grosses difficultés financières.
  • - Un enfant peut apprendre l’autonomie dans l’eau ou la natation dès 3 ans et demi. A cet âge-là, il commence à être capable de coordonner ses mouvements.
  • - A partir de 4-5 ans environ, l’enfant commence à prendre conscience du danger, c’est pourquoi il faut sensibiliser l’enfant dès son plus jeune âge au plaisir et au danger de l’eau. : voir «Comme un poisson sans eau », kit pédagogique de sensibilisation au danger de l’eau, destiné aux élèves de maternelles et CP .
  • - Jusqu’à 16 mois environ, les accidents se produisent le plus souvent en baignoire, pataugeoire ou piscinette.

Les adultes sont généralement présents, et ne réalisent pas qu’à cet âge-là
IL NE FAUT JAMAIS LAISSER UN BEBE SANS SURVEILLANCE,
OU SOUS LA SURVEILLANCE D’UN AUTRE ENFANT, pas même un instant.

Entre 1 et 4 ans, la piscine est le lieu le plus meurtrier pour le jeune enfant car il découvre l’autonomie avec la marche, est attiré par l’eau mais il n’a pas encore conscience du danger.

En 10 ans, le parc de piscines privées à doublé, atteignant plus de 1 200 000 bassins, c'est l'un des plus importants au monde. 620000 équipements de sécurité ont été installés au cours des années 2004, 2005, 2006. Néanmoins, d'après la Fédération des Professionnels de Piscines, près de 50 % des piscines privées ne sont toujours pas équipées de systèmes de sécurité malgré la loi Raffarin. Ils envisagent d'ailleurs de demander au gouvernement de mettre en place un système de contrôle et souhaitent des amendes pour les piscines de locations saisonnières qui ne sont pas en conformité ("La Lettre de l'Expansion n° 1857")

17 en sont morts, d’autres en ont gardé des séquelles irréversibles et sont parfois décédés quelques mois plus tard.
Et ces chiffres ne font état que des accidents survenus entre le 1er juin et le 30 septembre 2004…

70 % des petites victimes sont des garçons, plus aventureux, avec un « pic » autour de 2 ans. C’est le bébé-explorateur, il est autonome, curieux de tout et n’a absolument pas conscience du danger.

Les chiffres de l’été 2005 ne seront pas connus avant la fin de l’année mais l’on sait déjà que de nombreux accidents ont eu lieu, qui auraient pu être évités, si les piscines avaient été efficacement protégées et si les adultes avaient été suffisamment informés (Sources : Nice Matin, Midi Libre, le Parisien, les informations télévisées, le Ministère de l’Intérieur, témoignage de victimes) :

  • Juin 2005 : un petit Allemand de 4 ans, dans le Gard, décédé (piscine sans protection) ;
  • Juin 2005 : une fillette de 3 ans, à Toulon, réanimée sans séquelles (source : pompiers du Var) ;
  • Juillet 2005 : garçon de 5 ans dans un Parc Aquatique à Antibes, décédé ;
  • 24 juillet 2005 : une fillette de 3 ans, à Entraygues-sur-la-Sorgue (Vaucluse), dans la piscine familiale sans protection, réanimée sur place et transportée au Centre Hospitalier d’Avignon, séquelles ?
  • 12 août 2005 : un garçon de 2 ans, dans la piscine de ses grands-parents à Royan, décédé
  • 12 août 2005 : un garçon de 2 ans ½, à Mandelieu (Alpes Maritimes), dans une piscine familiale sans protection, hospitalisé en soins intensifs ;
  • été 2005 : un garçon de 3 ans, dans le département du Loiret, dans une piscine familiale protégée par une alarme d’immersion qui ne s’est pas déclenchée, décédé ;
  • 23 août 2005 : un petit Belge de 2 ans ½ , à Algaliers (Gard) dans une piscine de gîte (alarme d’immersion qui ne s’est pas activée), décédé ;
  • 9 septembre 2005 : une petite fille de 4 ans, près de Nice (Alpes Maritimes), dans la piscine des grands-parents sans protection, décédée.
  • 9 noyades d’enfants âgés de 2 à 5 ans (dont 8 entre 2 et 4 ans)
    (6 garçons / 3 filles)
    = 6 enfants décédés,
    1 enfant « en soins intensifs » : décès ou handicap permanent
    1 enfant réanimé sans séquelles
    1 enfant réanimé avec ou sans séquelles ?


Remarques :

Il nous a été signalé le cas d’un enfant décédé dans la piscine familiale, pourtant équipée d’un volet roulant et d’une barrière, mais l’accident s’est produit au moment de la baignade. Les adultes étaient donc présents et se trouvaient à l’intérieur de la zone de baignade, il aura suffi d’un instant d’inattention car PRESENCE n’est pas SURVEILLANCE,

Au bord de la piscine, il ne faut pas lâcher l’enfant des yeux, et l’équiper toujours de brassards avec double valve.

 

EXERCEZ UNE VIGILENCE CONSTANTE !

Les causes principales de la noyade en piscine sont :

  • une méconnaissance du danger,
  • une protection insuffisante ou inadaptée de la piscine
  • un défaut de surveillance.

Bien souvent les adultes ne sont pas suffisamment informés du danger, et sous-estiment la capacité exploratoire d’un tout-petit. Il s’agit toujours d’un concours de circonstances malheureuses. Pour que le drame se produise, il faut la conjonction de trois éléments :
La vigilance des adultes prise en défaut, le comportement imprévisible d’un tout-petit, et une piscine mal ou non protégée.

Les adultes ne réalisent qu’ a posteriori le risque majeur que constitue la piscine, et ils se croient souvent correctement informés, et vigilants : « Je ne pensais pas que ça arrivait si vite ! », « Nous étions nombreux, tout le monde surveillait ! », « Nous étions pourtant très attentifs ! », « Il était pourtant près de moi il y a un instant ! », « Je faisais toujours très attention à la piscine ! », « Je le croyais dans sa chambre ! » , « Comment a-t-il fait pour ouvrir la porte d’entrée ! », « Mais j’étais là et je ne l’ai pas vu sortir ! »


 

ATTENTION

Les colliers-alarmes, ceintures-alarmes et autres bracelets-alarmes sont des des aides à la vigilance et ne sauraient en aucun cas se substituer aux « dispositifs anti-noyade » prévus par la loi n° 2003-9 du 3 janvier 2003 relative à la sécurité des piscines et les liens vers les décrets d'application.

Article 1

Il est créé, au titre II du livre Ier du code de la construction et de l'habitation, un chapitre VIII ainsi rédigé :

« Chapitre VIII

« Sécurité des piscines


« Art. L. 128-1. - A compter du 1er janvier 2004, les piscines enterrées non closes privatives à usage individuel ou collectif doivent être pourvues d'un dispositif de sécurité normalisé visant à prévenir le risque de noyade.

« A compter de cette date, le constructeur ou l'installateur d'une telle piscine doit fournir au maître d'ouvrage une note technique indiquant le dispositif de sécurité normalisé retenu.

« La forme de cette note technique est définie par voie réglementaire dans les trois mois suivant la promulgation de la loi n° 2003-9 du 3 janvier 2003 relative à la sécurité des piscines.(Décret n° 2003-1389 du 31/12/2003) (Décret n° 2004-499 du 07/06/2004)

« Art. L. 128-2. - Les propriétaires de piscines enterrées non closes privatives à usage individuel ou collectif installées avant le 1er janvier 2004 doivent avoir équipé au 1er janvier 2006 leur piscine d'un dispositif de sécurité normalisé, sous réserve qu'existe à cette date un tel dispositif adaptable à leur équipement.

« En cas de location saisonnière de l'habitation, un dispositif de sécurité doit être installé avant le 1er janvier 2004.

« Art. L. 128-3. - Les conditions de la normalisation des dispositifs mentionnés aux articles L. 128-1 et L. 128-2 sont déterminées par voie réglementaire. » (Décret n° 2003-1389 du 31/12/2003) (Décret n° 2004-499 du 07/06/2004)
 

Article 2


Le chapitre II du titre V du livre Ier du code de la construction et de l'habitation est complété par un article L. 152-12 ainsi rédigé :

« Art. L. 152-12. - Le non-respect des dispositions des articles L. 128-1 et L. 128-2 relatifs à la sécurité des piscines est puni de 45 000 EUR d'amende.

« Les personnes morales peuvent être déclarées responsables pénalement, dans les conditions prévues par l'article 121-2 du code pénal, des infractions aux dispositions des articles L. 128-1 et L. 128-2.

« Les peines encourues par les personnes morales sont :

« 1° L'amende, suivant les modalités prévues par l'article 131-38 du code pénal ;

« 2° Les peines mentionnées aux 2° à 9° de l'article 131-39 du code pénal.

« L'interdiction mentionnée au 2° de l'article 131-39 du code pénal porte sur l'activité dans l'exercice ou à l'occasion de l'exercice de laquelle l'infraction a été commise. »
 

Article 3


Le Gouvernement dépose avant le 1er janvier 2007 sur le bureau des assemblées parlementaires un rapport sur la sécurité des piscines enterrées non closes privatives à usage individuel ou collectif. Ce rapport précise l'évolution de l'accidentologie et dresse l'état de l'application des dispositions contenues à l'article 1er.

La présente loi sera exécutée comme loi de l'Etat.


Fait à Paris, le 3 janvier 2003.

 

Prévention de la noyade chez les enfants

 

Le sujet n'est certes pas gai mais il faut impérativement en parler pour prévenir ce type d'accident domestique qu'est la noyade. Chaque été, on rappelle les risques des piscines et des baignades en rivière ou en lac. Mais le bain est aussi une source réelle de noyade. Parents, ne quittez jamais des yeux votre enfant lorsqu'il est dans son bain, même dans de très faibles quantités d'eau !

 

Noyade : très peu d'eau suffit

 

L'année passée, lors de sa campagne estivale sur la noyade, l'Institut national de prévention et d'éducation pour la santé (Inpes) soulignait que 30 centimes d'eau peuvent suffire pour qu'un enfant sans surveillance se noie. La réalité est souvent bien en dessous, avec moins de 20 centimètres. De plus, il faut très peu de temps pour que les plus jeunes se noient. En effet, leurs poumons étant petits, ils se remplissent très vite, la noyade est rapide.

Dans un bain aussi on peut se noyer

 

Selon l'enquête de l'Institut de veille sanitaire réalisée en 2004, la noyade représente la deuxième cause de décès accidentel chez les enfants de 1 à 14 ans. Sur 49 noyades accidentelles recensées, 18 ont eu lieu dans une baignoire, les autres s'étant produites en bassins, piscines gonflables, puits et poubelles… L'âge moyen des victimes était de 2 ans, tandis que 70% avaient moins de 6 ans. Mais chez les bébés de moins de 3 mois, la noyade dans le bain représente le risque le plus important à la maison. Dans 80% des cas, la noyade résultait d'un manque de surveillance (téléphone, 5 minutes d'absence…). Il ne faut donc jamais laisser un enfant seul dans son bain, même si le niveau de l'eau est très faible !
Le bain est un moment privilégié avec les enfants. Alors mettez les téléphones sur répondeur et consacrez exclusivement votre temps à ce tête-à-tête.

 

 

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Publié dans Humeurs

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