On chuchote à mon oreille : des doudous [presque] uniques
Il était une fois une rencontre : deux bricoleuses, neuf enfants et encore plus de copines et d'idées ... On chuchote à mon oreille qu'il y a un atelier d'où sortent des doudous à la pelle, des poupées en veux-tu en voilà, des sacs et des tabliers à tire larigot pour les enfants (et leurs mamans, pourquoi pas ?). On chuchote à mon oreille qu'on y trouve des cadeaux de naissance magnifiques pour accueillir les nouveaux venus.
On chuchote à mon oreille que le loup, les petits cochons, les chuchoteuses et plein d'autres doudous tout doux se sont installés chez Zigouzis.
Portrait de deux créatrices
« Avec Sylvie, nous nous sommes rencontrées à l'école de nos enfants bien sûr, parce que nous étions envahies par notre marmaille », raconte Nathalie.
« Nous créons nos doudous ensemble », explique Nathalie, « puis nous les testons sur nos enfants qui sont plus ou moins critiques. Nous pouvons travailler en pensant à nos enfants et être avec eux-mêmes quand on pense à notre travail ! Cela crée une cohérence et un partage. Nous ne travaillons pas de la même façon. Sylvie est immédiate, rapide et efficace ; moi je suis plus dans la réflexion et la maturation. Donc, on parle de ce que l'on veut faire, je le dessine, Sylvie le met en forme, en volume. Nous revoyons, critiquons et reprenons nos copies. Par contre nous choisissons nos matières, nos thèmes ensemble. Nous devons nous stimuler et aller dans la même direction, mais nous ne devons pas nous marcher sur les pieds. » En 10 mois d'activité, les deux créatrices ont fait du chemin. Leurs produits sont distribués chez plusieurs détaillants du sud-ouest et de Bretagne. A Lyon, cinq magasins ont adopté les peluches de Nathalie et Sylvie. Un joyeux bestiaire coloré et des peluches dont les prix restent corrects : entre 15 et 45 euros pour les plus grands modèles. D'ici deux ans, les deux créatrices espèrent bien gagner leur vie grâce à leur petite entreprise ...
En avril 2006, Nathalie Gloppe et Sylvie Paitry ont créé leur petite entreprise baptisée "On chuchote à mon oreille". Installées à Caluire, près de Lyon, elles imaginent des peluches. Des doudous colorés et ludiques testés par leurs propres enfants. Ces créations originales, fabriquées en France, ont déjà beaucoup de succès... En ce 17 décembre, dans une grange au charme d'antan, quai Clémenceau, des animaux, poupées, « doudous », tabliers, sacs nés de l'imagination de deux femmes et d'un travail à quatre mains, s'offrent à la vente, parés de tissus colorés. « C'est ravissant ! » disent les clientes du jour.
Le vent en poupe, elles concourront en janvier pour les « talents d'or » du Rotary, qui récompensent un projet par un accompagnement de 12 à 18 mois dans sa gestion.
Nos créatrices bouillonnent d'idées !
Les doudous On chuchote à mon oreille : une fabrication 100 % française confiée au fabricant des "peluches qui ont du coeur"
L'entreprise Blanchet basée actuellement à Pont-Chrétien Chabenet,dans le Berry, est présente dès 1953, et continue encore aujourd'hui à fabriquer des ours en peluche : c'est ici que sont fabriqués les merveilles imaginées par les créatrices de On chuchote à mon oreille.
C'est Odette, épouse de Daniel Blanchet, qui commence la saga en fabriquant chez elle des ours en tissu bourré. Leur atelier, à l'époque, est un simple local attenant à leur maison, dans l'Indre, et ils ne proposent tout d'abord qu'un seul ours décliné en 5 ou 6 tailles.
Monsieur Blanchet s'occupe bientôt de la partie commerciale afin de diffuser les modèles réalisés. Son fils, Michel, associé à l'entreprise à partir de 1962, travaille à la création des modèles. Blanchet fabrique aussi, dès le début, des ours habillés.
Elle en emploiera jusqu'à 70 dans les années 80, pour retomber à environ 45 actuellement.
Sous l'influence de Michel Blanchet, d'autres animaux ainsi que des ours miniatures qui servaient de porte-bonheur, sont ajoutés à la collection.
En rayonne ou en mohair, les ours sont rembourrés de paille de bois, et articulés par des disques en carton et des tiges en métal. Ils se caractérisent par un grand front bombé. Souvent, une petite langue rouge leur donne un air coquin.
En 1965, le slogan de la firme, imprimé sur une coeur en carton devient : "Les jouets qui ont un coeur". C'est encore ainsi qu'on les connaît. Depuis le début, la marque n'est vendue que chez les détaillants.
Enfin, Blanchet a fabriqué la petite oursonne "Nounouche", héroïne d'une bande dessiné des années 45-55.
Récemment, la firme a produit des répliques de ses ours les plus célèbres, tels que l'ours Victor de 1954, ainsi que des peluches publicitaires, en plus de sa production habituelle.
Les répliques de Victor sont vendues et réservées aux collectionneurs. Elles sont fabriquées en série limitée à 1000 pièces pour les 4 tailles, en peluche mohair. Elles sont numérotées avec certificat d'authenticité signé du fabricant.
Blanchet a été contemporain des grands fabricants français d'après-guerre, tels que Fadap, Pintel, Tienno, Murcy, Zoo Paris, Daby, Marjo de Reims, Perrier, Alpha Paris, O'lis, JanJac.
Blanchet est actuellement le plus ancien fabricant français encore en activité. L'entreprise est immatriculée en 2000 sous forme de SARL.
En 2005, Michel, qui a maintenant 65 ans et est toujours épaulé par sa mère, lance Canelle, en hommage à l'ourse des Pyrénées tuée par un chasseur. La peluche est vendue avec un livret qui raconte son histoire.


Vous en rêviez ? Le fabriquant de peluches françaises Blanchet Peluches l’a fait ! Il a créé les peluches Doudoulitik’s de Nicolas Sarkozy (la peluche Kozy) et de Ségolène Royal (la peluche Golène). La peluche Kozy de Nicolas Sarkozy est habillée en short bleu marine et débardeur avec un dessin de chêne. La peluche Golène de Ségolène Royal est habillée avec une robe rose sur laquelle est dessinée une rose. Elles mesurent toutes deux une trentaine de centimètres : pas bien proportionné tout ça ...
Avec la peluche Doudoulitik’s Sarkozy et la peluche Doudoulitik’s Ségolène Royal, le fabriquant artisanal Blanchet Peluches profite bien sûr de l’élection présidentielle pour faire un peu parler de lui, en tant que “dernier fabricant 100% français de peluches artisanales“. Il avait d’ailleurs déjà créé la peluche Cannelle en 2005, en hommage à l’ourse tuée par un chasseur dans les Pyrénées.
Pour Michel Blanchet, le patron de Blanchet Peluches : "Ce ne sont pas des caricatures et cela n’a rien de sarcastique. C’est juste un clin d’oeil respectueux envers les principaux personnages de la vie politique de notre pays ! Ces doudous, croqués par le dessinateur Mister Tobago, faites dans des matières douces au toucher, destinées plus particulièrement à la petite enfance, sont aussi une façon de mettre de la douceur dans la campagne. Il s’agit d’une façon détournée d’interpeller les candidats sur la disparition, à cause de la mondialisation et de la concurrence redoutable des Chinois notamment, du savoir-faire français“.